Que raconte la série ?

Du
sang, du sexe, des implants fessiers et de l'humour
fouetté d'un ton inédit : voilà
ce que propose le programme qui a choqué mais
séduit les Américains. Décor: Miami.
Protagonistes: Troy et McNamara, chirurgiens plasticiens,
amis de 20 ans, associés de leur propre clinique.
Diamétralement opposés. L'un aime le sexe,
l'alcool et la frime. L'autre est bourré de scrupules,
vit comme un robot et ne regarde plus son épouse.
La série nous épargne rien, surtout pas
les giclées de graisse/sang des liposuccions
mouvementées. Âmes sensibles...Troy (Julian
McMahon de Charmed/Profiler) reçoit 300 000 dollars
pour refaire la face d'un fuyard. Sean subit une crise
de la quarantaine. Classique? Non car Nip/Tuck fini
toujours par nous entraîner là ou on ne
s'y attend pas. Sanguinolentes et sulfureuses, les intrigues
sont ficelées au fil chirurgical.


Un début qui cartonne
1.01 ~ Pilot
1.02 ~ Mandi/Randi
1.03 ~ Nanette Babcock
1.04 ~ Sophia Lopez
1.05 ~ Kurt Dempsey
1.06 ~ Megan O'Hara
1.07 ~ Cliff Mantegna
1.08 ~ Cara Fitzgerald
1.09 ~ Sophia Lopez II
1.10 ~ Adelle Coffin
1.11 ~ Montana/Sassy
1.12 ~ Antonia Ramos
1.13 ~ Escobar Gallardo
Analyse
Le Pilote contient en lui-même tous les meilleurs ingrédients de la série. Des opérations gores, visuelles, des moeurs plus que douteuses, du sexe sans complexe le moins que l’on puisse dire c’est que les producteurs/réalisateurs/scénaristes ne prennent pas de gant. Au-delà du scénario relativement simple mais atrocement efficace, une réalisation des plus soignée souligne le désir de perfection porté sur l’apparence de la société moderne de consommation. Une ambiance aseptisée, « clean », contrastant curieusement avec la nature perverse de l’être humain.
Les douze autres épisodes confirment l’immense qualité de la série, par des scènes choquantes, prenant aux tripes (01x03 Nanette Babcock), et aussi par une réalisation d’égal niveau. Attention, à ceux qui croiraient que la série se résume à quelques scènes chaudes, et trois coups de bistouri, la profondeur des mœurs sociales disséquées est sans limite, à telle point qu’on se rend vite compte que tout est possible, que les protagonistes ne reculent devant rien.
Le final poursuit dans l’originalité, puisque l’équipe a renoncé à un cliffhanger facile et basique. Tout finit (presque) bien, mais soulève quand même des questions. L’humour y est présent, et conclue l’épisode et la saison à merveille.
Un seul reproche à formuler concernant les débuts de la série : l’omniprésence du sexe dans les premiers épisodes, souvent de manière gratuite, et n’apportant pas forcément quelque chose au schmilblick ! On doit ses scènes pour la plupart du temps à Christian dont l’appétit sexuel est insatiable jusqu’à ce qu’il apprenne la nouvelle de la grossesse de Gina.
